printemps des poètes, v'la le printemps

Publié le par amisdelabibli

Pour entrer dans le printemps, et clôturer cette semaine d'animation du "printemps des poètes", la rencontre du samedi a été l'occasion pour chacun de faire connaître, de lire, de nous faire voyager sur des langues étrangéres.

Les femmes et la poésie,
c'était surtout une occasion de parler des femmes. De cette inégalité flagrante dans la parution des textes.
 Il nous a fallu les chercher les femmes poètes, sur les blogs, un peu ici, surtout ailleurs.

Nous avons eu le plaisir d'entendre Marie-Anne Gascoin nous déclamer du russe, puis nous en faire une traduction française sur une poésie d'Anna Achmatova,

"J'ai demandé au coucou
Combien d'années me reste-t-il ?
Alors les chênes ont-incliné leurs cîmes,
Alors dans l'herbe sont tombés des glands

Pas un son ne vint à moi
et le vent frais
adoucit mon front brûlant."


On s'est offert des poèmes, parfois doux et tendre au parfum d'antan
 Les lavandières

"Tu te souviens des lavandières
qui passaient chaque jour
En poussant leur brouettes
Chargées de linge ?
Elles allaient au lavoir
Pour rincer leur linge.
Elles lavaient à la journée.
Le matin, elles savonnaient
Et faisait bouillir
Dans une lessiveuse
Ou dans une chaudière.
Et l'après-midi, elles allaient rincer.
Elle lavaient pour
Tous ceux qui leur demandaient.
Pour les grandes maisons,
Elles faisaient la grande lessive.
La "bugade"", comme l'on disait ici.
Elle l'a faisait tout les deux mois.
Les draps, torchons, serviettes
..."

Etrait des "cahiers d'Eliette"
Eliette Dupouy, Ed de la palombe
à emprunter à la bibliothèque


Mais aussi, parce que les mots ne sont pas toujours tendre et qu'il faut, parfois, saisir la parole pour entrer dans votre quotidien et dire qu'aujourd'hui une femme meurt, encore,  tous les deux jours sous les coups de son mari.

junajah.jpg

"...
Alors j 'ai peur de rien j'te dis, j' ai honte de rien j'te dis,
Teinte nos murs d'une couleur vive
que mes couleuvres passent que je m'enivre
Assois toi près de moi, sois toi auprès de moi.
Passe moi ta main, tenant à toi,maintenant magne toi!
Délivre moi des lignes de cette paume
qui m'assigne à une poésie posthume.

Orpheline d'une postérité de chimères décimées,
des hautes cimes de cette lignée,
les despotes m'ont dépossédée.

Déleste moi dès l'instant délétère
où mes doutes altèrent ma compassion.
Déleste moi dès l'instant délétère
où je délaisse tes sourires
et me délecte de cette sombre passion,
de ces instincts de chagrin,
Chagall en toile de fond.

Dans ce no man's land,
No man pas de slam.
Je pleure je tremble juste.
Justement je voulais te dire,
prends soin de me voir vieillir
car j'ai l'amour précaire

devant ces ombres projetées
de nos orgueils éclairés.

J' ai l'amour précaire, l'amour grégaire
et le cœur en hiver, tout y est gelé.
Des engelures sur l'aorte,
et des anges hurlent à ma porte, tout y est figé.

Alors j ai peur de rien j'te dis, j ai honte de rien j'te dis,
teinte nos murs d'une couleur vive
que mes couleuvres passent que je m'enivre..."

Junajah                       Découvrez la sur son myspace



Toute l'équipe de la bibliothèque  vous souhaite un doux et poétique printemps.


En espérant vous retrouver sur d'autres temps fort d'animation, et surtout n'hésitez pas à vous saisir des commentaires de ce blog pour vous faire connaitre, vous les usagers de la bibliothèque il est aujourd'hui là  pour ça.
A bientôt

Publié dans animation

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article